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Quelle batterie électronique choisir pour débuter ?

Longtemps boudée par les batteurs qui avaient l’impression de se transformer en boîte à rythmes et se plaignaient de ne pas retrouver la vraie sensation des fûts sur les soucoupes volantes en plastique plus ou moins réussies qu’on leur proposait, la batterie électronique a cependant fini par conquérir un large public de musiciens jouant dans tous les styles.

Les caractéristiques à connaître avant de se lancer

Elle est pratique à transporter et à caser dans un coin de sa chambre, assez silencieuse pour ménager les voisins, et dispose d’une bien plus grande palette sonore que sa grande sœur acoustique, tout en établissant une connexion facile avec la MAO. Ces modèles de batteries électroniques offrent aussi des fonctions pédagogiques très efficaces pour améliorer sa mise en place et jouer seul mais en musique. Elle dispose donc de bien des atouts, non seulement pour s’entraîner chez soi, mais aussi pour s’enregistrer sans se prendre la tête, voire même pour réaliser des maquettes avec son groupe.

Malgré tout, bien qu’aujourd’hui les constructeurs dotent la plupart de leurs modèles de toutes ces caractéristiques alléchantes, quel que soit leur prix, il convient de prendre garde à certaines particularités des différents types de kits, si l’on veut s’orienter correctement et faire face avec le plus de précision possible à ses propres besoins. Type de réponse, réponse des pédales, banques de son, kits hybrides, sampling, puissance du module… Le marché regorge aujourd’hui de solutions plus ou moins compactes qui permettent aisément de trouver groove à son goût pour savoir quelle batterie électronique choisir.

Caoutchouc, mesh ou silicone ?

Caoutchouc

Les pads qui font office de fûts sur les kits électroniques sont conçus à partir de trois familles de matériaux différents. Le caoutchouc, tout d’abord, qui équipe en général les modèles les plus économiques. De densités et d’épaisseurs variables, il peut s’avérer plus ou moins silencieux. Cependant, il offre une réponse très correcte pour les toms, comme pour les cymbales, dans la fabrication desquelles, d’ailleurs, il est presque exclusivement choisi.

Précisons ici qu’il existe des cymbales offrant une surface complète de frappe recouverte de caoutchouc, tandis que d’autres ne proposent qu’une part de leur circonférence, en général un bon tiers. Bien que souvent très correctes au niveau sensibilité, elles peuvent cependant s’avérer moins pratiques à jouer. Tout dépend ici de votre façon de jouer (avez-vous la gestuelle de Keith Moon, ou plutôt celle de Steve Smith ?), et, bien sûr, de votre budget.

Peaux maillées (mesh)

Dans un registre plus sophistiqué, et pour plus de finesse, notamment dans la restitution de toutes les nuances de la caisse claire, on choisira plutôt des peaux maillées (mesh en anglais), qui sont conçues à partir d’un filet en nylon monté sur un cercle. Mis au point par Roland, ce système est aujourd’hui largement démocratisé chez de nombreuses marques, même sur des kits compacts.

Très tactiles, et proches des vrais modèles, ces peaux ont l’avantage de pouvoir être facilement tendues, pour s’adapter parfaitement à votre toucher comme une peau traditionnelle, mais également d’être changées en cas d’usure. Précisons ici que de nombreux kits les utilisent pour tous les fûts, même dans des gammes de prix économiques, comme l’Alesis Turbo Mesh, ou la batterie Woodbrass DDX10-MESH dont les trois toms et la caisse claire sont maillés.

La DDX10-Mesh est la porte d'entrée la plus directe vers le toucher mesh : caisse claire et trois toms 6" à peaux maillées, avec le rebond naturel et le jeu silencieux qui vont avec. Autour, trois cymbales 9" avec fonction choke, les pédales de grosse caisse et de charleston, et un module qui va à l'essentiel : 12 kits, métronome, USB MIDI, entrées et sorties mini-jack 3,5 mm. Le pack est livré prêt à jouer, tabouret réglable, baguettes et casque inclus, sur un rack compact de 100 x 60 cm qui trouve sa place dans une chambre. Un vrai kit d'appartement, sans compromis sur les sensations.

Points forts

• Peaux maillées sur la caisse claire et les trois toms

• Pack complet : tabouret, baguettes, casque et pédales

• Rack compact 100 x 60 cm, idéal en appartement

• USB MIDI pour enregistrer directement dans un DAW

Points faibles

• Module volontairement simple : 12 kits, peu d'édition

Silicone à bulle

Notons enfin les pads équipés d’une surface de frappe en silicone à bulle, une technologie exclusive mise au point par Yamaha, qui offre l’avantage de fournir un toucher à la fois très silencieux, d’une grande précision, et hautement confortable. En effet, des microbulles, insérées dans le cœur de la matière avec plus ou moins de densité en fonction du type de fût, permettent de retrouver le vrai feeling de la percussion sur peau. Et, bonne nouvelle : même si ce type de pads était au départ réservé aux modèles haut de gamme de la série DTX, il est désormais disponible, pour la caisse claire en tout cas, sur des configurations très abordables comme la DTX482K.

La DTX482K est le raccourci le plus économique vers le silicone Yamaha : sa caisse claire XP80 trois zones apporte un toucher et une expressivité qu'on trouvait jusque-là sur les DTX bien plus chères. Côté cymbales, la configuration est enrichie d'un pad PCY95AT de 10 pouces branché sur l'entrée du pad de grosse caisse KP65, utilisable immédiatement comme crash supplémentaire ou assignable à d'autres sons. Le module DTX402 fournit les sons acoustiques, les percussions, les kits rock modernes et les textures électroniques, avec des fonctions d'entraînement interactives. Le tout sur un rack métal à quatre pieds réellement stable.

Points forts

• Caisse claire silicone XP80 trois zones

• Cymbale PCY95AT 10" supplémentaire de série

• Fonctions d'entraînement interactives du module DTX402

• Rack métal 4 pieds très stable

Points faibles

• Toms en caoutchouc, seule la caisse claire passe au silicone

Quelles sortes de pédales utiliser ?

C’est le poste sur lequel les kits électroniques se distinguent le plus les uns des autres, et c’est aussi celui qui décide de votre confort de jeu au quotidien. Entre le contrôleur à semelle, le pad de grosse caisse associé à une vraie pédale et les systèmes de charleston sur pied, chaque solution a sa logique, son budget et son niveau de silence.

Tout d’abord, de nombreux modèles de kits compacts et bon marché optent pour les contrôleurs à semelle intégrée, qui sont branchés sur le module et ressemblent plus à des footswitchs de synthés qu’à de vraies pédales. Souvent identiques pour la grosse caisse et le charley, ils permettent, pour la première, de déclencher le son sans avoir besoin de frapper sur un pad, et pour le second, d’agir sur l’ouverture, avec plus ou moins de sensibilité. En général assez faciles à jouer car offrant peu de résistance (sur la plupart des modèles, on ne peut pas régler la tension de la semelle), ils seront idéaux pour les débutants qui découvrent le jeu des pieds et n’ont pas encore acquis de virtuosité. Des kits comme le Yamaha DTX402K utilisent ce type de pédale, tout comme les modèles TD-02K et TD-02KV.

Notons cependant que l’on trouve dans cette catégorie des modèles de très bonne qualité, et Roland offre même une option, le KT-10, qui équivaut presque, en matière de sensibilité car elle est entièrement réglable au niveau réponse, aux meilleures pédales traditionnelles. De plus, elle s’avère particulièrement silencieuse : un must !

La DTX402K est l'archétype du kit d'entrée de gamme pensé pour apprendre. Son rack quatre pieds est plus stable que la moyenne et son ergonomie a été revue pour mieux placer le charley et la caisse claire. Le module DTX402 embarque des sons dynamiques de batteries acoustiques, des percussions, des kits rock modernes et des textures électroniques, avec une interface audionumérique intégrée. Les applis gratuites DTX402 Touch et Rec'n'Share complètent le tableau pour éditer les kits depuis un smartphone et se filmer en jouant. Les cymbales PCY95, plus silencieuses, en font un excellent choix pour travailler chez soi.

Points forts

• Rack 4 pieds stable et ergonomie revue

• Interface audionumérique intégrée

• Applis DTX402 Touch et Rec'n'Share gratuites

• Cymbales PCY95 silencieuses

Points faibles

• Contrôleurs à semelle non réglables en tension

La TD-02K est la porte d'entrée moderne dans l'univers V-Drums. Le module TD-02 de nouvelle génération reprend les sensations et une partie des sonorités des modèles supérieurs, avec 16 kits prêts à jouer immédiatement musicaux. Ses pédales et son architecture ont été pensées pour limiter les vibrations transmises au sol, ce qui change tout quand on joue en appartement, casque sur les oreilles. Les fonctions Coach de Roland et un métronome complet encadrent le travail de la coordination, de la régularité et du placement. Le rack trois pieds, robuste et réglable, se déplace sans démontage.

Points forts

• Module TD-02 issu de l'écosystème V-Drums

• Vibrations au sol réellement maîtrisées

• Fonctions Coach Roland très efficaces

• Rack 3 pieds compact, déplaçable sans démontage

Points faibles

• Pads en caoutchouc uniquement à ce niveau de gamme

La TD-02KV, c'est la TD-02K à laquelle on ajoute l'argument qui compte le plus pour travailler la technique : une caisse claire mesh PDX-8. Rebond naturel, sensation très proche d'une caisse claire acoustique, tension réglable au goût du batteur. Le module TD-02 fournit les mêmes 16 kits inspirés des V-Drums haut de gamme, immédiatement exploitables, et les mêmes outils Coach et métronome pour progresser sans s'ennuyer. Le jeu au casque et les pédales conçues pour limiter la transmission des vibrations en font un kit parfaitement fréquentable en appartement, y compris à des horaires discutables.

Points forts

• Caisse claire mesh PDX-8 à tension réglable

• 16 kits dérivés des V-Drums supérieures

• Excellent compromis silence / sensations

• Outils pédagogiques Coach intégrés

Points faibles

• Seule la caisse claire passe au mesh

La KT-10 est la pédale de kick tout-en-un qui règle le débat entre encombrement et sensations. Son capteur inversé, une technologie maison Roland, procure une sensation fluide et naturelle, très proche d'une pédale de grosse caisse classique. Surtout, elle est redoutablement discrète : Roland annonce un volume sonore dans la pièce réduit d'environ 75 % par rapport à un pad KD-9 joué avec une pédale traditionnelle. Ressort et masselottes se règlent finement, et il est même possible de passer en double pédale via l'entrée Mix In avec une seconde KT-10. Pour l'appartement ou la répète partagée, c'est un must.

Points forts

• Environ 75 % de bruit en moins qu'un pad + pédale classique

• Sensation très proche d'une vraie pédale

• Réglages de ressort et de masselottes

• Double pédale possible via l'entrée Mix In

Points faibles

• Tarif d'une bonne pédale, alors qu'on ne frappe aucun pad

Viennent ensuite les systèmes de grosse caisse qui se fondent sur l’utilisation d’un pad de kick et d’une vraie pédale, identique à celle que l’on peut trouver sur les batteries acoustiques. Ici, une fois que vous avez choisi pédale à votre pied, c’est donc la qualité du pad qui compte. Comme pour les toms, on retrouve pour celui-ci les trois matériaux déjà cités, caoutchouc, mesh et silicone, avec des diamètres de fûts et des ergonomies de stabilisation différentes en fonction des catégories de budget.

Notons cependant qu’il existe aussi des pads en caoutchouc très compacts, qui offrent un diamètre à peine plus large que celui de la batte de la pédale. Très économiques, très peu encombrants et parfaitement fiables, ils constituent souvent la solution la plus rationnelle quand la place manque, comme ce Yamaha KP65, taillé pour la série DTX mais parfaitement utilisable ailleurs. Leur seule limite : selon les modèles, la surface de frappe et la base peuvent se montrer un peu justes pour accueillir confortablement une double pédale.

Enfin, notons qu’il existe pour les charleys une solution réaliste, qui adopte également une vraie pédale de charley et propose un pad charley qui s’y adapte. Deux concepts sont ici utilisés, le premier dispose d’une seule cymbale mobile, où la pédale agit sur un capteur de pression, comme c’est le cas pour le RHH135 de Yamaha. Le second opte quant à lui pour deux cymbales, comme dans la vraie vie. On trouve dans cette veine l’excellent Roland VH-10.

Le KP65 est le pad de grosse caisse compact de référence chez Yamaha : un format minimal, une surface caoutchouc et un déclenchement d'une régularité exemplaire, sur lequel on vient poser la pédale de son choix. Il s'intègre naturellement dans l'écosystème DTX, en complément d'un kit existant, en remplacement d'un élément fatigué, ou pour passer d'un contrôleur à semelle à une vraie pédale sans changer de batterie. Sa surface est calibrée pour limiter les rebonds parasites et gagner en contrôle, y compris en double pédale. À ce tarif, c'est l'un des meilleurs investissements pour faire progresser son jeu de pied.

Points forts

• Encombrement minimal, très facile à caser

• Déclenchement fiable et régulier

• Permet de passer à une vraie pédale de grosse caisse

• Rapport prix / apport de sensations imbattable

Points faibles

• Caoutchouc : moins silencieux et moins réaliste qu'un pad mesh

Le VH-10 est le charleston qui fait basculer un kit électronique du côté des vraies sensations. Sa cymbale flottante se monte sur un pied de charleston standard et retrouve le balancier et le rebond d'un vrai charley. Le contrôle d'ouverture est continu, du complètement fermé au grand ouvert, avec le semi-ouvert, le chick et le splash gérés proprement, et deux zones distinctes bord et corps pour différencier les nuances. Le pad est léger et réactif, taillé pour les traits rapides au pied, tandis que sa surface caoutchouc réduit le volume acoustique sans sacrifier la précision de l'attaque.

Points forts

• Se monte sur un vrai pied de charleston

• Contrôle d'ouverture continu, chick et splash inclus

• Deux zones bord / corps

• Pad léger et très réactif au pied

Points faibles

• Pied de charleston non fourni

Je choisis mon module sonore

Cerveau du kit de batterie électronique, le module est évidemment d’une importance cruciale, puisque c’est lui qui non seulement va procurer le moteur audio indispensable à la synthèse des sonorités jouées par le kit, mais va aussi être en charge d’interpréter avec plus ou moins de finesse et de paramètres les informations de jeu transmises par les pads. C’est lui aussi qui fera office de coach, et devra s’avérer expert dans l’art d’offrir des options pédagogiques efficaces.

Dans ce domaine, évidemment, bien plus que pour les pads, les différences en fonction du prix sont énormes, et l’écart est considérable entre le Turbo Mesh d’Alesis avec ses 10 kits de batterie et les modules haut de gamme Alesis, Roland, Yamaha ou Efnote. Mais sans entrer dans un détail fonctionnel qui demanderait un mois entier de lecture, posons simplement quelques jalons pour se repérer rapidement, et commençons tout de suite par une bonne nouvelle : le module le plus cher ne sera pas forcément ce qui conviendra le mieux.

Tout d’abord, au niveau de la quantité de sons, il faut mesurer précisément ses besoins en fonction de l’utilisation. En effet, pour s’entraîner chez soi, inutile de disposer d’une multitude de sons, car en général, les kits de batterie électronique d’entrée de gamme offrent quelques presets tout à fait corrects pour une utilisation basique dans la plupart des genres musicaux mainstream. N’oublions pas d’ailleurs que la plus chère des batteries acoustiques n’offre qu’un seul preset, certes avec quelques réglages ! De plus, si l’on souhaite développer une palette sonore un peu plus sophistiquée par la suite, pour composer des maquettes dans des styles plus diversifiés, on pourra toujours connecter son module à un ordinateur via le protocole MIDI et avoir recours à toutes les banques de sons gigantesques proposées par les grands éditeurs comme Toontrack, Steinberg ou encore FXpansion. On cherchera donc avant tout à trouver des kits internes bien dynamiques, et une interface MIDI offrant suffisamment de précision pour s’enregistrer correctement, et éditer ensuite les sons, et éventuellement la mise en place. Des batteries bon marché comme l’Alesis Nitro Mesh offrent des modules qui feront amplement l’affaire dans cette catégorie.

Cette fonction permet également de disposer de loops entiers que l’on peut déclencher avec un pad, afin de les utiliser pour s’entraîner efficacement sur des grooves courts, ou pour jouer sur scène des parties instrumentales enregistrées en studio ou chez soi. Très prisée par les pros, cette astuce est idéale pour rajouter une nappe de violon ou une basse synthé en live, sur tout ou partie d’un morceau, sans engager un musicien supplémentaire : très pratique, même si un peu vache pour les intermittents ! On pense ici aux batteries DTX6K de chez Yamaha ou encore à l’impressionnant TD-17 de Roland, embarqué sur plusieurs configurations, comme la TD-17 KVX équipée de peaux maillées. De plus, certains modules haut de gamme, comme le Strike d’Alesis, permettent même de sampler et d’éditer directement de l’audio dans leur mémoire interne, afin de pouvoir ainsi se passer totalement d’ordinateur.

La Nitro Max est le kit qui démontre qu'un module d'entrée de gamme peut être généreux : 440 sons et 48 kits, dont une partie issue de la célèbre bibliothèque BFD, de quoi couvrir le rock, le funk, la pop et les esthétiques plus modernes sans jamais tourner en rond. Les pads à peaux maillées Alesis apportent le rebond naturel et le silence relatif qui font la différence à la maison. Côté pratique, le Bluetooth permet de diffuser sa musique pour jouer par-dessus, et le module embarque métronome, enregistreur et pistes d'accompagnement. Le rack aluminium à quatre montants reste stable et compact.

Points forts

440 sons et 48 kits, avec des contenus BFD

• Peaux maillées sur tous les fûts

• Bluetooth pour jouer sur ses morceaux

• Métronome, enregistreur et playbacks intégrés

Points faibles

• Cymbales en caoutchouc, une seule zone sur la plupart

Côté pédago, on est désormais généralement très gâtés, car la grande mode des fonctions d’entraînement a poussé les fabricants à en équiper tous les modules, même les plus rudimentaires. On n’aura donc pas trop de souci à se faire de ce côté, même si, bien sûr, les offres et les compétences varient beaucoup en fonction des marques de batterie électronique et des gammes de prix. De plus, comme pour les systèmes d’exploitation, le style de chaque éditeur pourra séduire plus ou moins chaque musicien, et ceux qui sont habitués au coaching de monsieur Roland ne jureront que par lui, tandis que les adeptes de Yamaha seront inconditionnels de ses exercices…

Quoi qu’il en soit, vous trouverez sur la plupart des modules des fonctions de métronome, de gestion des différents débits, et de calcul de la mise en place par rapport à un clic, certains algorithmes générant même une note à la fin d’une performance, à l’instar du Roland TD-17.

Notons que la plupart des fonctions pédagogiques sont axées autour de séquences musicales plus ou moins réussies, le plus souvent au format MIDI, mais aussi parfois en audio. Grâce à leur tempo variable, ces séquences, qui sont parfois des morceaux entiers, sont très efficaces pour s’entraîner sans s’ennuyer, tout en développant sa connaissance des différents styles musicaux. On jettera donc une oreille sur les styles que propose chaque éditeur et chaque module, afin de se faire une idée précise de la qualité des playbacks que l’on aura à accompagner. Notons aussi que Roland, sur son module TD-17, offre une compatibilité Bluetooth, qui permet de connecter son smartphone pour pouvoir jouer sur toute sa playlist sans aucune restriction et sans aucune connexion supplémentaire : pratique, d’autant que l’on peut s’enregistrer en temps réel et écouter ses exploits de batteur tout de suite après !

Quels besoins en connectique ?

Très souvent rudimentaire, la connectique des modules de batterie se limite souvent à l’essentiel, à savoir une sortie audio en stéréo couplée à une sortie casque, une connexion USB pour se relier à un ordinateur, et une sortie (parfois complétée par une entrée !) au format MIDI DIN classique. Notons que cette dernière est très utile si l’on souhaite pouvoir piloter les sons de boîtes à rythmes hardware, ou même ceux de synthés vintage. Dans la plupart des cas, ces trois domaines sont amplement suffisants.

Cependant, si on veut aller plus loin, on vérifiera surtout deux choses : la présence d’entrées trigger supplémentaires et celle de sorties audio séparées. Les premières permettront de rajouter des pads ou des cymbales si l’on a envie d’agrandir son kit après coup, et les secondes seront pratiques pour enregistrer ou sonoriser de façon détaillée les grooves sur n’importe quelle table de mixage, sur scène ou en studio.

Mieux vaut-il de gros ou de petits fûts ?

Concernant le look et la taille des fûts, on constate que de nombreux fabricants développent des gammes de kits disposant de fûts en bois ou en fibre, beaucoup plus massifs, même si relativement courts par rapport aux vrais, et qui donnent à la batterie un look plus proche de celui d’un vrai ensemble acoustique. On trouve ainsi chez Efnote les modèles 3 et 3X avec des fûts courts et les modèles 5, 5X, 7 et 7X avec de véritables fûts de batterie, ou encore, chez Alesis, l’excellente STRATA PRIME, et chez Roland les configurations baptisées VAD716 de la gamme V-Drums Acoustic Design.

La Crimson III est le point d'équilibre entre le kit d'appartement et la configuration de scène. Ses fûts affichent une vraie présence visuelle, ses peaux maillées de nouvelle génération sont réglables, silencieuses et très réactives, et la configuration est complète : cinq pads double zone, une ride 14" triple zone, deux crashes avec choke et un charleston 12" à pédale de contrôle. Le module suit le mouvement avec 80 kits, 470 sons dont des contenus BFD, six faders de mixage et l'import d'échantillons par carte SD. Bluetooth audio, USB-MIDI et entrées trigger supplémentaires laissent la porte ouverte à l'agrandissement.

Points forts

• Ride 14" triple zone et 5 pads double zone

• 80 kits, 470 sons et import d'échantillons par carte SD

• 6 faders de mixage pour régler le kit au doigt

• Entrées trigger supplémentaires pour évoluer

Points faibles

• Encombrement et poids en hausse : moins nomade

Souvent beaucoup plus chers, ces kits sont surtout destinés à ceux qui souhaitent faire de la scène avec une configuration électronique, sans avoir pour autant l’air de jouer sur des soucoupes volantes. Ainsi, si vous investissez uniquement pour travailler chez vous, ou en studio, ces solutions n’auront aucun avantage, et il vaudra mieux choisir un kit moins cher, doté des mêmes performances sonores, et, en bonus, beaucoup moins encombrant.

Il conviendra juste de faire attention à la stabilité des racks, surtout si l’on est un cogneur impénitent, car plus les kits sont compacts et légers, plus ils peuvent manquer d’assise. Alors, si on se laisse emporter par la fougue d’un groove déchaîné, on peut facilement terminer un break avec un tom sur les genoux ! Cela dit, de nombreux progrès ont été faits ces dernières années dans le domaine du hardware des racks, et la plupart des kits, mêmes bon marché, offrent des garanties satisfaisantes dans ce domaine, notamment au niveau des clamps chargés de positionner toms et cymbales. On vérifiera donc juste que ça serre bien et que les papillons de réglage sont suffisamment confortables.

Un casque pour batterie électronique

Accessoire bien indispensable pour profiter pleinement de son kit électronique, le casque devra encaisser une dynamique suffisante pour pouvoir restituer pleinement la large plage de fréquences des instruments de batterie, et leur attaque implacable. On choisira donc un modèle assez professionnel, de préférence fermé, pour avoir un monitoring plus intime. Woodbrass propose un excellent modèle de ce type, le HP1000, pour un budget tout à fait mesuré.

Notons aussi que Vic Firth propose un modèle très prisé des batteurs de studio, la série SIH. Ce dernier offre l’avantage d’atténuer de façon conséquente les bruits extérieurs, ce qui est particulièrement recommandé pour les batteries électroniques, qui, bien que relativement silencieuses, génèrent tout de même un peu de bruit, et, au demeurant, un bruit pas du tout musical, quoique… Avec ce casque, on peut donc jouer à très faible volume, tout en profitant sans parasite des sons du module.

Si vous recherchez le summum des casques développés pour les batteurs acoustiques mais aussi électroniques, la marque historique Zildjian propose le nec plus ultra en la matière avec la gamme ALCHEM-E. Un petit bijou alliant confort, technologie, sonorité et autonomie.

Le HP1000 est le casque de monitoring fermé circum-aural qui coche toutes les cases pour la batterie électronique sans faire exploser le budget. Ses transducteurs de 45 mm et sa bande passante étendue de 10 Hz à 26 kHz encaissent les graves de la grosse caisse comme les transitoires des cymbales, avec une restitution volontairement neutre. L'architecture fermée limite les fuites et les bruits ambiants, l'arceau rembourré et les coussinets enveloppants tiennent la distance sur des sessions de plusieurs heures. Son impédance de 32 ohms lui permet d'être alimenté sans effort par la sortie casque d'un module, d'une interface ou d'un ordinateur portable.

Points forts

• Restitution neutre et large bande 10 Hz - 26 kHz

• Isolation efficace grâce à l'architecture fermée

• 32 ohms : facile à alimenter sur un module

• Câble de 2,80 m avec adaptateur 6,35 mm

Points faibles

• Câble non détachable

Le SIH3 est le casque que les batteurs utilisent quand le silence extérieur devient une condition de travail. Sa conception fermée annonce une réduction de bruit de 25 dB, de quoi entendre les détails d'un playback ou d'un click sans jamais monter le volume au-delà du raisonnable. L'écoute est équilibrée, avec des basses généreuses, des médiums lisibles et des aigus précis, ce qui convient parfaitement aux sons de module. Arceau rembourré et coussinets pensés pour les sessions prolongées : on l'oublie sur la tête au bout de dix minutes. Un choix évident pour préserver son audition tout en gardant une référence sonore stable.

Points forts

25 dB de réduction de bruit annoncés

• Permet de jouer à très faible volume

• Écoute équilibrée, basses généreuses

• Confort longue durée

Points faibles

• Isolation passive : pas de réduction active du bruit

Il me faut une amplification !

Pour ceux qui n’ont pas de problème de voisinage ou qui souhaitent répéter avec leur kit électronique, il existe des amplis dédiés, spécialement adaptés aux transitoires velues de la percussion. On trouve chez Roland un grand classique en forme de retour de scène, le PM-200, qui offre une confortable puissance de 180 watts. On dispose également d’un excellent modèle chez Alesis, légèrement plus économique, mais très pêchu aussi, le Strike Amp 12 MK2. Et pour les configurations plus compactes ou les salles de cours, le Laney DrumHub 80 fait le travail sans occuper la moitié de la pièce.

Le DH80 concentre 80 watts dans un format qu'on déplace d'une main. Son caisson bass-reflex, son haut-parleur 10 pouces custom et son tweeter coaxial 3 pouces donnent des graves solides et des cymbales précises, ce qui est exactement ce qu'on attend d'un ampli de batterie électronique. Au quotidien, le Bluetooth et l'entrée auxiliaire permettent de jouer sur ses morceaux, et la sortie casque de basculer en mode discret à n'importe quelle heure. Côté scène ou salle de cours, on dispose de deux canaux, d'entrées jack et mini-jack, et d'une sortie D.I. XLR symétrique pour une reprise immédiate en sono.

Points forts

• 80 W dans un format vraiment transportable

• Bluetooth, entrée aux et sortie casque

• Sortie D.I. XLR symétrique

• Tweeter coaxial : cymbales lisibles

Points faibles

• 80 W : un peu juste pour une scène bruyante

Le PM-200 est le grand classique du moniteur de batterie électronique, conçu comme le complément naturel des V-Drums. Ses 180 watts, son woofer de 30 cm et son tweeter en trompe projettent une image large bande : graves solides, attaque des fûts intacte, aigus précis sur les cymbales. Sa façade inclinée est pensée pour un usage batteur, posé au sol : le son est immédiatement lisible depuis la position de jeu, sans multiplier les enceintes. Il embarque une table de mixage avec entrée V-Drums dédiée et entrée Line, volumes indépendants et égalisation deux bandes, plus des sorties XLR directes pour l'enregistrement et la scène.

Points forts

• 180 W et woofer 30 cm : impact réaliste

• Façade inclinée, pensée pour la position de jeu

• Mixeur intégré avec entrée V-Drums dédiée

• Sorties XLR directes pour scène et studio

Points faibles

• Encombrement et poids d'un vrai retour de scène

La Strike Amp 12 MK2 est l'option la plus musclée du lot : une enceinte de 12 pouces avec driver HF de 1 pouce et une énorme réserve de puissance, pensée pour les batteries électroniques et les setups hybrides qui ne pardonnent pas la compression. L'attaque reste précise, les cymbales détaillées, même quand on pousse. La version MK2 ajoute le Bluetooth sur un canal dédié pour envoyer ses playbacks sans câble. Côté scène, deux entrées combo XLR / jack 6,35 mm à volumes indépendants et une sortie XLR Link permettent de chaîner une seconde enceinte ou d'envoyer un mix à la façade.

Points forts

• Réserve de puissance considérable

Bluetooth sur canal dédié

• 2 entrées combo à volumes indépendants

• Sortie XLR Link pour chaîner ou envoyer un mix

Points faibles

• Surdimensionnée pour un usage strictement domestique

Parce que, souvent, tout ceci n’est pas fourni avec votre batterie électronique, et bien nous, on pense à vous…

Il n’est pas rare que l’instrument de votre choix, celui qui a fait basculer du côté obscur votre cœur et votre carte bleue, manque finalement de tout ce qu’il ne promettait pas 😉. En un mot : les accessoires non fournis. Rassurez-vous, il existe des solutions toutes faites chez nous. Les bundles, qui dans la majeure partie des cas vous proposent des kits prêts au jeu… « Manque les baguettes ? » = check ; « Manque le siège ? » = check ; « Manque le casque audio ? » = check ; « Manque la pédale de grosse caisse ? » = check… etc. Nous essayons de penser à tout pour que votre « beat » ne souffre d’aucun retard de tempo.

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